Virginie's profileVirginie et sa famillePhotosBlogListsMore ![]() | Help |
|
January 22 Petites nouvellesDepuis le temps, me dira-t-on (mais qu'est-ce que Raton à avoir avec ça??? -> aïe, ne tirez pas, c'est Fred qui déteint sur moi
Mais qu'est-ce que je vais pouvoir vous raconter de palpitant? Il se passe tant de choses, pas forcément énormes, qui me prennent du temps, que je ne pense même plus à faire un tour ici. Et il faut croire que j'ai des lecteurs (ah? Je n'écris pas pour moi?), parce qu'on m'en a fait la remarque.
Alors voyons, au mois de novembre ou décembre, Cyrille qui sautait sur notre lit est tombé et s'est cogné dans l'arête de la porte. Il était 20h30, le sang qui pisse partout, Fred qui crie (réaction dûe au stress, mais maman gère), Cyrille qui hurle et Emelyne qui veut voir et fait la morale. C'est bien une fille, ça... Trouver le doc de garde, ben oui, fallait en plus que ça soit un vendredi ! et y courir, en espérant qu'il ne faille pas recoudre. Je vous passe les détails sanglants, fouiller dans les cheveux pour trouver la plaie et l'évaluer, la baignoire rouge, sans parler des gants de toilette... et demander toute innoncence à la docteuresse : "Vous croyez qu'il va falloir recoudre? De toute façon, je n'ai pas de stéri-strip chez moi". Gentille, elle comprend que recoudre encore une fois Cyrille ne me tiens pas vraiment à coeur, surtout derrière le crâne. Réponse : "oui, il faudra recoudre, mais je crois qu'il me reste encore de la colle".
Alléluiah, et tout ça, l'espoir s'allume, on croise les doigts, espérons qu'il lui en reste. Course pour aller chez le docteur, une gentille dame nous ouvre, Cyrille est un peu ko, mais c'est aussi l'heure d'aller au lit, donc ça va. Elle coupe quelques cheveux, et hop, la glu et un sparadrap en bombe, qui est invisible. C'est beau la technologie. Il n'a pas émis un gémissement, pas une larme. Et en partant, Cyrille lui raconte l'évènement du jour : Il a une dent qui bouge !! Autant dire qu'il n'est pas sorti traumatisé le moins du monde, loin s'en faut. Et ce weekend là, en lui demandant de raconter ce qu'il s'est passé, il a commencé son histoire par : "Tu sais quoi, j'ai une dent qui bouge !"
Depuis mi-septembre, mes petits chéris et mon mari pratiquent assidûment l'équitation. Tout les samedi après-midi, en route vers le manège de Moyen et on n'en repart que lorsque la famine se fait sentir. D'aucun d'entre vous savent que mes parents ont des chevaux, que ma grand-mère en a (puisqu'elle est tombée de son cheval en avril) et que c'est avec elle que j'ai appris le plus à monter à cheval. Enfin, tout ça pour vous dire que pour mes enfants puissent un jour partir en balade avec leurs grands-parents, il faut qu'ils sachent monter. Et ce n'est pas en allant sur le dos d'Urania dans le box qu'ils vont apprendre beaucoup. Donc, je me suis mise en recherche, dès le mois d'avril de cette année 2008, pour un manège qui donne cours aux enfants, mais surtout, qui leur apprennent à monter correctement. J'apprends au cours de mes investigations que l'amoureuse de Cyrille monte tout près. Je questionne un peu sa maman, et j'apprends que sa fille galope et qu'en septembre, elle commencera à sauter. Génial que je me dis, voilà des cours qui avancent (après tout, elle n'a que 4 ans) et qui sont tout près. Le seul hic, c'est que ces cours n'ont pas lieu à Rossignol, mais à 7 km de là, donc hors de questions d'avoir la voiture en hiver; parce que la moto, ça caille quand il gèle. J'en parle à mon mari "oui pourquoi pas, on verra". Et commence alors la vieille tactique éculée, mais qui marche toujours : la technique des vagues. Ca vient, ça va, c'est léger et calme, mais ça fini par éroder la paroi du rocher. Je laisse tomber un mois, mais je vais chez les parents, on parle de chevaux, les enfants vont les essayer dans la patûre (ils ont vraiment ça dans le sang, mon coeur), quand ils sont chez les parents en vacances, ils vont les conduire, les rechercher en patûre, on les brosse dans les box, on donne une carotte, on grimpe dessus. De fil en aiguille, mon mari fini par être convaincu que oui, ce serait bien pour les enfants d'apprendre à monter à cheval. Cyrille serait enfin Zorro ou un mousquetaire, et Emelyne qui se conduit comme un cheval, pourrait apprendre à en conduire un, pour de vrai.
Deux évènements majeurs sont avec moi : la moto est enfin payée cet été, et j'ai l'adresse du manège de Moyen, que j'irais visiter avec les enfants quand la copine de Cyrille reprendra les cours. J'attends avec impatience d'y aller, de sentir les chevaux, de les toucher. C'est comme une drogue. Même Fred qui voudrait se remettre au sport aimerait faire des balades à cheval dans les bois, histoire de voir la nature autrement.
Arrive le jour béni. Un poil excitée, les enfants aussi, nous suivons la voiture de la maman de la copine de Cyrille, en route pour le manège. Enfin.
On arrive, j'ai même mémorisé la route, tellement ça me tenait à coeur. Il faut aller chercher les cheveaux dans la patûre sur la colline pour pouvoir les monter et donner les cours. Le bonheur total. Aller chercher les chevaux, les descendre et les mettre dans la piste pour qu'ils se défoulent avant le cours. Rencontrer la monitrice des enfants; une toute jeune fille qui adore les enfants et les chevaux. Je la regarde donner cours et j'adore. Exactement ce qu'il faut, comme je le voulais. Les élèves ne tournent pas bêtement en rond sur la piste, ils bougent, font des voltes, des demi-voltes, et des exercices sur le cheval. Elle est géniale.
Arrive la patronne, on parle un peu, et paf! rendez-vous est pris pour le samedi qui suit, cours pour les enfants et pour le mari. Moi, qui sait me débrouiller à cheval, je n'en prends pas, je demanderais à mamie pour monter avec elle.
Viens le moment tragique, celui où elle me remets la feuille concernant les tarifs. Aïe, l'équitation, c'est cher. Mais j'étais prévenue. Fred ne fait pas de sport, Cyrille à le foot, mais ce n'est pas vraiment son truc. Et Emelyne est enchantée d'aller sur Caliméro. Discussions en soirée avec mon mari, calculs, les enfants ne parlent que de ça. On finit par décider de suivre un cours et d'aviser. On suit le cours le samedi, on revoit la patronne et en parlant bien avec elle (j'avais dû zapper des détails, toute folle que j'étais de sentir les chevaux), et finalement, ce ne sera pas aussi cher que prévu. On accepte, mari et enfants conquis par les cours et les chevaux.
Voilà la grande aventure des cavaliers qui commence. Sauf que. Ben oui, à force de remuer le ciel pour que ça marche et de mettre sur pied une "intrigue" de longue haleine, il fallait bien que je sois "privée" aussi : avec la grossesse, pas de cheval, même sur Spirit avec mamie dans la piste, une chute pourrait être trop dangereuse. Et donc, tous les samedis, j'accompagne mari et enfants, je passe d'un box à l'autre, je me fais copine avec les chevaux, surtout les carnes un peu sauvages, voire farouches, je ne sais pas pourquoi, mais c'est toujours ceux-là que je trouve mignons. Un peu comme mon chat et mon mari, ils sont tous deux difficiles à apprivoiser, mais une fois qu'on les connaît, c'est un bonheur total, une fidélité et un amour sans défaut dont je me régale toujours.
Je trouve que pour le moment, c'est déjà une belle tartine à lire, et de toute façon, il ne se passe pas grand-chose pour le moment. Je vis dans l'attente. Celle de l'arrivée de mon "Jardin & Loisirs" dans la boîte aux lettres, de mes semences commandées chez Semailles, du beau temps qui reviendra (où j'harcèlerai Fred pour qu'il bêche le potager), des semis à faire, des fleurs à sortir, du parfum des jacinthes et des couleurs des crocus, des tulipes et des jonquilles. J'attends de sentir le parfum du printemps, de voir le soleil faire pousser les feuilles vert pâles des arbres, les premières abeilles et les chants des hirondelles. J'attends d'entendre la course des martinets au crépuscule, au dessus de mon jardin, d'aller étendre le linge propre dehors. La course aux oeufs de Pâques dans le parc du château. La grossesse qui grandit et s'épanouis, mettre des robes à ma fille et accoucher chez moi, au milieu des fleurs de ma maison. Ce sont tous ces évènements, bien petits en soit et peut-être pas vraiment important pour vous, qui font que ma vie est bien remplie de bonheur et d'amour et que je n'ai le temps pour rien d'autre que ça. OUI, j'attends mars avec impatience. Et en attendant, je guette les journées qui se ralongent, les oiseaux qui se remettent à chanter (surtout les moineaux et les mésanges), l'herbe qui change de couleur imperceptiblement, le parfum de la terre qui change, les degrés qui montent, les bourgeons des rosiers qui grossissent, les pointes vertes des crocus dans le parterre et le fumier de cheval qui se décompose dans les rosiers. Mon bonheur n'est pas à la télé, il n'est pas en allant faire des sorties dingues, ni en possédant les derniers gadgets ultra-top qu'il faut absolument avoir, il est égoïste et intérieur et se nourrit de la nature qui s'éveille à une nouvelle vie, des progrès de mes enfants, de voir les cheveux de mon mari qui repoussent, et du ventre qui grossi et porte la vie.
Cet hiver, particulièrement froid et long aura mangé toutes mes ressources, à un point que mon mari m'a "reproché" de ne plus rayonner comme avant. Il m'a demandé ce que je voulais. Je le sais, ce que je veux, et quand je lui ai dit : "j'ai besoin de soleil" il a compris "vacances". Mais non, une semaine au soleil ne me fera rien de durable. Ce qu'il me faut, c'est sentir la nature qui s'éveille à nouveau, c'est de là que je tire mon énergie, mon rayonnement intérieur comme il dit, celui qui lui a tant plu quand nous avons commencé notre route ensemble. Ma vie et mon énergie suivent le rythme des saisons, je n'y peux rien, c'est ainsi et c'est bien pour moi!
|
|
|